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INFORMATIONS DU 17 MAI 2013
Les pass métro-Bus ainsi que les pass parking ont été envoyés cette semaine.
Vos badges et autres documents seront à retirer à l’accueil le jour de votre arrivée.
Toutes les visites touristiques et excursions sont complètes et sont désormais fermées à la réservation. Les soirées prévues le vendredi et le samedi soir sont également complètes. Nous vous remercions de votre compréhension.
Pourquoi Marseille ?
Les congrès nationaux des sciences généalogiques ont lieu tous les deux ans, ils accueillent tous les passionnés amateurs, professionnels ou simples curieux de généalogie et d’héraldique.
2 013 sera l’année du XXIIe Congrès National de Généalogie.
Cette année-là, Marseille aura le privilège d’être « Capitale Européenne de la Culture ».
Il est vrai que le CGMP a déjà organisé en 1981 et 2001 les VIe et XVIe Congrès, mais quelle magnifique occasion pour la « Généalogie » d’être présente et actrice de cette grande fête !
Pour donner encore plus d’ampleur à cette manifestation, qui se déroulera les 31 mai, 1er et 2 juin 2013 au Palais des Congrès de Marseille, Parc Chanot, nous désirons faire de cette grande fête de la Généalogie une manifestation « populaire ».
Afin de satisfaire le souhait de tous les généalogistes, nous allons nous attacher à stopper, au maximum, la hausse des prix tout en conservant au Congrès le standing qui lui est dû.
Un Conseil de direction du Congrès a été formé.
Un lieu a été trouvé : Palais des Congrès – Parc Chanot
Un budget prévisionnel a été établi.
Un Thème choisi : « RETOUR AUX SOURCES », Marseille carrefour des cultures de la Baltique à la mer Égée.
Le Pays « invité d’honneur » a été désigné, ce sera la Grèce
Nous accueillerons également : l’Arménie, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, le Liban, le Maroc, le Québec, la Suisse, la Tunisie.
Rappelons-nous que l’Europe est née de la Méditerranée et la généalogie en France, est née à Marseille.
Marseille est le berceau de la Généalogie.
C’est dans l’histoire de Marseille que se trouvent, pour la France, les plus anciennes traces de l’existence de cette science nommée aujourd’hui « généalogie ».
Il est vrai que dans l’antiquité le mot « généalogie » n’existait pas.
Il est créé dans les environs du XIIe siècle pour désigner, entre autre, l’étude de l’histoire d’une famille et la déclinaison de ses filiations.
On considère que l’énumération des dynasties égyptiennes en fut la première représentation.
Mais sur le territoire national on peut affirmer que le premier texte se référant à une histoire familiale, daté du IV° siècle avant l’ère chrétienne, est l’œuvre d’Aristote.
Bien que ce document ne soit pas parvenu jusqu’à nous, nous en connaissons le détail grâce à l’écrivain grec Athénée de Naucratis qui en fait référence dans le courant du IIIe siècle.
C’est, vous l’avez deviné, le fameux récit de la fondation de Marseille !
Que dit cette histoire ?
Elle dit que : « Euxenos le navigateur phocéen a l’heur de plaire à Petta, la fille du roi Nannos . Celle-ci dévoile son intention de le choisir comme époux en l’invitant à boire à la même coupe. Elle va ainsi le retenir sur les rives du Lacydon pour commencer une longue histoire. »
Et qu’importe qu’Euxenos se traduise en : « Hôte bienvenu » et que Petta change ensuite son nom en Aristoxéné signifiant « Parfaite épouse ».
Cette première famille, même mythique, nous permet de noter la première déclinaison familiale de forme généalogique des fondateurs de Marseille :
Ainsi le roi Nann ou Nannos est le père de Petta dite »Aristoxéné » puis rebaptisée en Gyptis.
Le roi Nann est aussi le père de Coman ou Comanus, le frère de Gyptis.
Nos deux tourtereaux, Euxenos et Petta, autrement dit Protis et Gyptis , donnent naissance à un garçon prénommé : Protos ou Protis, ce qui signifie : « le premier », et nous voila déjà avec 3 générations (vous remarquerez au passage que le fils Protis, porte déjà le nom de son père).
Si on se plonge dans un autre texte écrit par Athénée de Naucratis, on apprend qu’à Marseille vers l’an 300, vit encore une famille qui est supposée descendre de ce couple. Cette famille porte le nom de PROTIADE , ce qui signifie textuellement : « Ceux qui descendent de PROTIS, » c’est-à-dire de la première famille, celle du fondateur de la ville.
Cette affirmation semblerait prouver une descendance généalogique suivie sur quelque neuf cents ans, c’est-à-dire sur près de 30 générations !
Pour mieux comprendre cette dextérité à gérer les descendances il faut rappeler que la mythologie grecque a de tout temps géré adroitement les généalogies de ses divinités. Elles ont parfois justifié l’attribution de pouvoirs temporels à certaines de ses élites en mêlant dans leurs ascendances des unions de déesses ou de personnages mythologiques avec de simples mortels.
Mais l’usage, que la République de Marseille va faire de la généalogie, est différent.
Pour cela, référons-nous au témoignage qu’en fait le géographe Strabon au premier siècle avant notre ère.
Massalia désire que ses édiles soient désignés parmi des sujets foncièrement attachés à la République. Des sujets qui doivent y posséder de profondes racines et justifier de leur compétence par une position sociale affirmée.
Cette République oligarchique est constituée d’une Assemblée de 600 personnes. Les membres de ce Conseil des Six-cents ne sont pas élus mais désignés à vie. Ses membres portent le nom de « Timouques ».
Ils ont, entre autre, pour mission d’élire une sorte de Gouvernement :
le Comité des quinze.
Ce dernier choisi un triumvirat qui détient le pouvoir exécutif et nomme l’un d’entre eux Chef de l’Etat Massaliote.
Mais revenons aux critères qui président à la désignation de ces fameux « Timouques ».
Pour prétendre à cette fonction, il est des exigences bien précises dont deux d’entre elles sont de nature généalogique :
• Premièrement le candidat doit prouver que sa famille est Marseillaise depuis au moins trois générations en justifiant que son père et son grand père, comme lui, y ont vu le jour,
• Deuxièmement qu’un de ses enfants réside bien dans cette ville et pourra éventuellement un jour lui succéder .
Il nous est impossible de dire aujourd’hui comment les candidats auraient pu justifier leurs ascendances sans avoir recours à la tenue d’une sorte d’état civil.
Mais cette obligation d’établir une déclinaison généalogique dans la plus ancienne ville de notre pays établit d’une façon irréfutable que nous sommes en présence des premières traces de cette science sur le territoire national.
D’après les chroniques radiophoniques de J-M DelliPaoli diffusées sur les ondes de France Bleu Provence les 8 et 9 janvier 2004.


